Bannir la peur

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Voici un texte que je souhaiterai partager avec vous. Il a été écrit par Marcelle Auclair sur le thème de la peur. Aujourd'hui et depuis des siècles, l'Homme vit constamment dans la peur. Il a peur de mourir, peur de voir un être cher disparaître, peur du vide, peur du noir, peur de parler devant une foule, peur de donner son avis... Toutes ces peurs nous empêche de vivre notre vie comme nous le souhaitons et forment des blocages qui nous empêche de vivre heureux.

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 La pensée crée. Nous attirons l'objet de nos pensées. Donc, nous créons et attirons ce que nous désirons, mais aussi ce que nous redoutons. Peut-être même attirons-nous ce que nous redoutons plus efficacement que ce que nous désirons, car le doute se mêle presque toujours à notre espoir, tandis que l'espoir ne luit que trop faiblement au milieu de nos craintes.
 
Il faut bannir la peur à tout prix. Récemment encore un médecin à qui je demandais si je pouvais aller voir une amie qui avait la scarlatine me répondit : « Allez-y, si vous n'avez pas peur... ». La peur crée en nous une débandade physique et morale qui nous met à la merci de toutes les calamités.
 
Vos ennuis, vos échecs, vos maladies sont nés de la peur. Nos plus graves tourments en découlent aussi. Qu'est-ce que la jalousie, sinon la peur de perdre l'être aimé, l'agressivité, sinon la peur d'être attaqué ? Nous vivons, sans y prendre garde, dans la crainte, nous nous entourons d'ondes négatives en prononçant cent fois par jour le mot « peur » : « J'ai peur d'être en retard... », « j'ai peur de déplaire... », « j'ai peur de rater ceci, de manquer cela... » Chacune de ces locutions familières apporte sa petite pierre au mur de plus en plus haut et de plus en plus épais qui nous enferme dans la médiocrité et le chagrin.
 
Luttez contre la crainte, non seulement pour vous-même, mais pour votre entourage et le monde tout entier. Imaginez ce que serait la terre si soudain chacun de ses habitants, du menu peuple aux dirigeants, cessait d'obéir à la peur ! Du même coup, la haine disparaîtrait, les conversations entre puissances, les accords, les échanges fructueux, deviendraient possibles, et la paix régnerait, escortée par l'abondance et le bonheur. Chassez la peur, remplacez-la par la foi tenace en la puissance de l'esprit créateur de tout bien : Il n'est que de le laisser agir. Ce sont nos inquiétudes qui lui font obstacle.
 
Dans les grandes choses comme dans les petites, ne négligeons pas les menus circonstances, qui sont les plus fréquentes. Telle la jeune femme qui apprit pendant ses vacances qu'elle ne retrouverait pas sa situation en rentrant. Je lui téléphonai : « Qu'allez-vous faire ? « Elle me répondit en riant : « Rien pour l'instant. J'ai besoin de passer des vacances reposantes. Je maintiens mon moral au beau fixe, c'est l'essentiel. Je me mettrai, dès la rentrée, à chercher un emploi dont j'affirme d'avance qu'il sera excellent. » Cela se passa, en effet, selon ce que sa parole et sa pensée l'avaient crée : elle n'avait pas détruit ses possibilités par l'inquiétude et la peur.
 
Application. Chaque fois que vous serez sur le point de dire machinalement : « J'ai peur de ceci... J'ai peur de cela... », mordez-vous la langue, et hâtez-vous d'affirmer de tout votre cœur, de toute votre âme, de tout votre esprit : « Je n'ai rien à craindre, L'Esprit en moi veille, j'ai tout à espérer ».
 
Qui est Marcelle Auclair ?
 
Marcelle Auclair est née à Montluçon, en France, en novembre 1899. Elle était la fille de l’architecte Victor Auclair. Elle passa une partie de son enfance et de sa jeunesse au Chili, où son père s’était installé en 1906 pour participer à la reconstruction du pays, après le tremblement de terre qui l’avait sévèrement touché. Grandement encouragé par ses parents dans toutes ses expériences artistiques et culturelles pendant son adolescence, elle eu l’occasion très tôt de faire son entrée dans la Sociedad francophile française. Dès l’âge de 14 ans, elle fait ses premiers pas de conférencière à la Biblioteca Nacional, puis à 18 ans à peine, elle a fondé le Salon des Annales à Santiago, où Chiliens et Français se réunissaient chaque mois pour débattre autour de thèmes historiques et littéraires. De retour en France en 1923, la voici lancée dans une carrière journalistique. Le 28 avril 1926, elle épouse l’écrivain Jean Prévost, avec lequel elle a trois enfants (Michel, Françoise, et Alain). Très induite dans le milieu littéraire parisien, elle écrit des ouvrages sur l’amour et le bonheur. En 1937, elle fonde le premier magazine moderne féminin : Marie-Claire. Elle est l’auteure d’un ouvrage qui connut un grand succès : « Le livre du bonheur ».